EDITO

Chérif Khaznadar

Président du Conseil d’administration de la Maison des cultures du monde

Dans les éditoriaux du programme du vingtième Festival de l’Imaginaire, Arwad Esber et moi-même avons annoncé et donné les raisons de l’importante évolution qu’allait connaître la Maison des cultures du monde et, partant, de l’une de ses activités majeure, le Festival.

Notre association a dû se séparer d’une grande partie de l’équipe qui animait cette institution. Je tiens ici à rendre hommage tout particulièrement à Pierre Bois, Aimée Pollard et Francis Comini qui, pour certains depuis plus de trente ans, en ont été les chevilles ouvrières. Arwad Esber s’est attachée, elle, à ne pas quitter ses fonctions de directrice, qu’elle exerçait depuis dix ans après avoir été onze ans ma collaboratrice, sans transmettre à la nouvelle équipe une partie de son savoir-faire et à veiller à ce que cette vingt et unième édition du Festival de l’Imaginaire soit dans la lignée des précédentes, tout en marquant sa nouvelle vocation d’une diffusion élargie sur tout le territoire mais en gardant un ancrage, même modeste, au Théâtre de l’Alliance.

Ce n’est pas sans regrets que nous voyons Arwad Esber partir vers de nouveaux horizons que je lui souhaite prometteurs et dignes de son talent, de son énergie, de ses capacités à communiquer son enthousiasme et sa perpétuelle soif de découvertes. Je lui souhaite de belles nouvelles activités et me réjouis de la retrouver au sein de notre Conseil d’administration qu’elle vient de rejoindre.
Séverine Cachat assume désormais la lourde tâche de prendre la tête de la Maison des cultures du monde, de son festival, de son centre de documentation à Vitré ainsi que du Centre français du patrimoine culturel immatériel qu’elle dirigeait d’ailleurs depuis six ans. Entourée d’une nouvelle équipe jeune et dynamique, elle a la foi et l’ardeur qui devraient lui assurer un plein succès dans sa nouvelle mission.

Bonne route à la Maison des cultures du monde et au Festival de l’Imaginaire !

Découvrir, aimer, partager

Séverine Cachat

directrice de la Maison des Cultures du Monde

Ce 21ème Festival de l’Imaginaire marque la passation entre l’ancienne équipe de la Maison des Cultures du Monde, à laquelle nous dédions cette édition, et la nouvelle.

Le festival réaffirme sa volonté de se déployer à la rencontre de nouveaux publics, à Paris et en région, grâce aux amitiés fidèles et à de nouveaux partenaires, comme le Centre des monuments nationaux et le réseau des Scènes nationales.
Partout, dans les grands centres urbains et leurs périphéries, dans les petites villes et les zones rurales, se manifestent une effervescence autour des patrimoines immatériels, un désir d’arts et de cultures, de comprendre et d’échanger. Le monde entier est ici, au gré des mobilités personnelles ou des exils collectifs. Grâce aux nouvelles technologies, chacun a en outre accès à cette diversité, à l’autre bout du monde. Pour autant, connaît-on cet autre et fait-on l’effort d’entrer dans son imaginaire ?

Faire lien entre les cultures d’ailleurs et les publics d’ici, entre les patrimoines matériels et immatériels, entre des institutions culturelles, des artistes, des chercheurs, qui oeuvrent avec passion et énergie sur le terrain… c’est la mission fondatrice de la Maison des Cultures du Monde, qui fête cette année ses 35 ans.

Pour répondre à ces invitations et ces défis, dans ce monde d’aujourd’hui, cette programmation nomade, co-construite avec les lieux d’accueil, s’accompagne de propositions d’éducation artistique et culturelle pour les plus jeunes, de rencontres, d’expositions… qui prolongent le festival toute l’année.

Parmi les temps forts cet automne : les marionnettes sur eau du Vietnam en tournée nationale, quelques jours autour d’El Cholo Valderrama dans le cadre de la saison de la Colombie en France, la clôture du festival dans son lieu « historique », le théâtre de l’Alliance tout juste rouvert après plus d’un an de fermeture pour travaux…

Nous avons hâte de vous retrouver ! L’envie est intacte d’explorer le monde avec vous, pour s’émerveiller de l’extraordinaire diversité des expressions culturelles : nous avons plus que jamais besoin de nous rencontrer, dialoguer et rêver ensemble.