Vendredi 2 avril 20h30
Samedi 3 avril à 20h30
Institut du Monde Arabe
1 rue des Fossés Saint-Bernard
Place Mohammed V
75005 Paris
M°Jussieu, Cardinal Lemoine, Sully-Morland
Plein tarif : 18 euros
Tarif abonnés : 14,40 euros
Tarif réduit : 16,20 euros
Informations sur le tarif réduit et abonné, cliquez ici
Le bel canto n’est pas seul à avoir ses « ténors » : Carreras, Domingo et autres Pavarotti… Certaines grandes figures ont elles aussi contribué à populariser la musique classique du Proche-Orient hors des cercles étroits d’amateurs et des salons de musique alépins. Le modèle du genre est sans conteste Sabah Fakhri qui tourna dans les plus grandes salles de concerts internationales avec un répertoire de muwashshahat et de qudud d’Alep. On se rappelle son concert de 1968 à Caracas où il tint son public en haleine dix heures de rang, ce qui lui valut de figurer au Guiness des records. Du talent, donc, mais aussi une voix, un « organe », capable de galvaniser les foules…
Hamam Khairi est de cette trempe. Né à Alep, le temple de la musique classique proche-orientale, il grandit dans l’ombre de Sabah Fakhri, du maître traditionnel Sabri Mudallal et du chanteur Adib Dayikh dont il fut un temps l’un des choristes. Certains saluent chez Khairi la puissance exceptionnelle de la voix. Voilà pour l’organe. Mais son art va bien au-delà. Sa maîtrise du répertoire de muwashshahat classiques et de qudud populaires, le ciselé de ses improvisations vocales dans les qasîdat, la finesse de ses ornements et la légère raucité de sa voix qui se brise dans certains passages (une influence du maqam irakien peut-être…) ont autant séduit les mélomanes exigeants d’Alep que les foules des festivals de Carthage ou du Caire.
Hamam Khairi tourne dans le monde arabe depuis une dizaine d’années, interprétant le répertoire classique mais aussi ses propres chansons. Il se produit en France pour la première fois et sera accompagné d’un ensemble de neuf musiciens. Les amateurs de chant et d’émotions fortes ne manqueront pas cette occasion de découvrir ce nouveau maître du tarab proche-oriental.
Pierre Bois