Affiche Festival de l'Imaginaire 2010

 

 

Trois virtuoses des luths

Syrie

Avec Kinan Adnawi, Mohammed Osman et Ibrahim Keivo

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Horaires et lieu

 Vendredi 12 mars à 20h30

Institut du Monde Arabe
1 rue des Fossés Saint-Bernard
Place Mohammed V
75005 Paris
M°Jussieu, Cardinal Lemoine, Sully-Morland

Tarifs

 Plein tarif : 18 euros
 Tarif abonnés : 14,40 euros
 Tarif réduit : 16,20 euros

Informations sur le tarif réduit et abonné, cliquez ici

Avec
 Kinan Adnawi, ‘ûd
 Mohammed Osman, buzuq
 Ibrahim Keivo, chant, buzuq et baghlama

L’image du luth dans la musique arabe est généralement celle du ‘ûd, le luth à manche court qui donna son nom à notre luth occidental et qui, voici longtemps déjà, supplanta dans la musique savante le tanbur à manche long que seuls les Ottomans ont conservé. D’autres luths ont cependant marqué l’histoire musicale de cette région et l’on peut encore entendre dans le nord de la Syrie résonner le timbre cristallin du buzuq ou les octaves généreuses du baghlama.

Ce concert illustre la vitalité d’une jeune scène musicale syrienne solidement formée à la musique classique arabe mais également pétrie de ses traditions locales et ouverte au monde.

Ibrahim Keivo, que certains ont pu découvrir en 2007 à la Maison des Cultures du Monde, est né à Tlele, un petit village du nord-est de la Syrie. Son histoire familiale l’a baigné très jeune dans les multiples cultures de la Djezireh : arménienne, yezidi, assyrienne, kurde et arabe. S’accompagnant au buzuq ou au baghlama, il fait revivre avec passion les chants souvent méconnus de ces diverses traditions.

Mohammed Osman a grandi à Jerablus, ancienne cité hittite située à la croisée de l’Euphrate et de la frontière turque. Joueur de ‘ûd, Osman est surtout un maître du buzuq et son style épuré et mélodique le démarque totalement de ses illustres prédécesseurs, Matar Muhammad et Muhammad Abdelkarim. Çà et là, surgissent dans ses improvisations les citations nostalgiques des mélodies kurdes et turkmènes ou des cantiques syriaques entendus dans son enfance.

Quant au ‘ûdiste lattaquiote Kinan Adnawi, il combine avec bonheur une science des modes, un toucher exceptionnel et une virtuosité exempte de tout artifice. Ses taqasim exigeants et imaginatifs entraînent son auditoire dans les détours d’une méditation sereine et apaisante qui est la quintessence du tarab.

Pierre Bois

Nouveauté dans la collection INEDIT

Ibrahim Keivo
Musiques de la Djezireh