
Chanteur et guitariste, Mário Lúcio est également écrivain, poète et un formidable conteur. Compositeur des principaux styles de son pays, morna, funaná, batuque et coladeira, il est engagé dans une recherche permanente, explorant les sonorités et rythmes traditionnels, les répertoires populaires et la poésie des différentes îles de l’archipel du Cap-Vert, façonnées par le mélange des cultures. Un moment rare de partage.
Illustrant le dynamisme de la tradition musicale arabo-andalouse dans le Maroc contemporain, l’ensemble Chabab Tétouan se compose principalement de jeunes interprètes. Créée à l’initiative du oudiste Fahd Ben Kiran, disciple du grand maître Mohammed Larbi Temsamani, cette formation présente le style de l’école musicale de Tétouan, la ville la plus andalouse du Maroc.
Composé de cinq solistes aux timbres de voix puissants et chaleureux, l’ensemble Kouban fait honneur au répertoire de cette contrée du même nom située au sud de la Russie, entre la mer Noire et le delta de la Volga. Alternant entre des pièces emblématiques du répertoire russe à l’énergie communicative et des chants au caractère mélancolique, la musique de l’ensemble Kouban est une ode à la culture cosaque.
Le Festival de l’Imaginaire fait escale à Poullaouen pour une soirée festive et conviviale qui met à l’honneur les répertoires musicaux accompagnant la danse bretonne fisel et la danse mexicaine zapateado, deux pratiques physiques et exigeantes d’un point de vue technique. Le chanteur breton Erik Marchand et ses musiciens partageront la scène avec l’ensemble mexicain de son jarocho mené par Joel Cruz Castellanos.
Le maître du luth rubâb Ustad Gholâm Hussein est apprécié pour la subtilité de son jeu. Né à Kaboul au sein d’une lignée de musiciens, « le roi du rubâb », comme il est surnommé, joue régulièrement avec Ustâd Gholâm Nejrawi, talentueux joueur de tambour zerbaghali. Tous deux sont engagés dans la transmission du répertoire afghan en Europe où ils résident aujourd’hui.
Le son jarocho est indissociable de la fête rurale du fandango qui réunit musiciens et danseurs autour de la tarima, estrade en bois sur laquelle les couples pratiquent le zapateado. Ce style musical métisse qui est marqué par la cohabitation de musiques espagnoles, africaines et indigenas est né dans le sud de l’État de Veracruz.
Thodur Madabusi Krishna, plus connu sous le nom de T. M. Krishna, a été propulsé très tôt sur la scène musicale carnatique. Formé par plusieurs maîtres dont le célèbre Semmangudi Srinivasa Iyer, il est aujourd’hui une figure incontournable de la musique classique indienne. Ce brillant interprète des répertoires traditionnels carnatiques n’hésite pas à innover avec des formats de récital faisant la part belle à l’improvisation. Il sera accompagné de la talentueuse violoniste Akkarai Subhalakshmi.
Maître dans l’art de la marionnette à gaine traditionnelle, Liao Wen-ho est un artiste célèbre à Taïwan où il donne vie à des spectacles enchanteurs. Il met sa dextérité au service d’une créativité débordante qui se révèle dans des scéno-graphies originales, revisitant avec humour les grandes fables chinoises.
Rebetien renoue avec la tradition acoustique, ouverte aux influences, du rebetiko : les créations des quatre musiciens accueillent des so-norités des îles grecques, d’Istanbul ou des Balkans. Leur principale source d’inspiration, au fondement du rebetiko, reste la vie quotidienne. Alternant entre ballades mélancoliques et morceaux à l’énergie transportante, invitant à la danse sur les airs enjoués du bouzouki, la musique des Rebetien est une invitation au voyage.
Le donghaean byeolsingut est un rituel chamanique propre aux villages de pêcheurs de la côte est de la Corée du Sud, dans les provinces de Gyeongsang Nord et Sud. Avec son rôle d’intercesseur entre le monde des esprits et celui des humains, la chamane mène le rituel par sa danse et son chant. La musique occupe une place centrale dans la réalisation de cette cérémonie au rôle propitiatoire : elle vise à invoquer l’abondance de la pêche et la protection des pêcheurs.
Influencé par la musique de cour persane et les formes musicales régionales des bardes ashiq, le mugham azéri est une musique modale d’une grande richesse qui laisse une place importante à l’improvisation. Tout en continuant à chanter aux côtés de son père, le célèbre maître du mugham Alim Qasimova, Fargana Qasimova se produit désormais comme interprète soliste, accompagnée de ses trois musiciens virtuoses.
Notre Petit Mahabharata
Hommage au maître P. K. Sambandan et aux origines d’Une chambre en Inde
En 1997, le Festival de l’Imaginaire accueil-lait la première représentation française de Terukkuttu, théâtre rituel populaire du Tamil Nadu, menée par le maître Kalaimamani P. K. Sambandan Thambiran. En 2016, celui-ci est invité par Ariane Mnouchkine pour former les comédiens du Théâtre du Soleil en vue de la création d’Une chambre en Inde. Notre petit Mahabharata présente quatre épisodes de l’épopée jouée par la troupe du Théâtre du Soleil et les autres élèves tamouls du maître.