Affiche Festival de l'Imaginaire 2010

 

 

Blue Glaze Mento Band + dj set de Winston « Merritone » Blake

Jamaïque

Aux sources du reggae

Cliquez ici et bouton "plein écran" ci-dessous IMG/flv/14_mento.flv

Horaires et lieu

 Mercredi 7 avril à 20h30
 Jeudi 8 avril à 20h30

La Bellevilloise
19, 21 rue Boyer
75020 Paris
M° Gambetta

Tarifs

 Plein tarif : 21 euros
 Tarif abonnés : 15 euros
 Tarif réduit : 11 euros

Informations sur le tarif réduit et abonné, cliquez ici

Avec :
 Nelson Chambers, banjo
 Aston « Ferdy » Petgrave, flûte
 Paul Stone, guitare
 Kenneth Burrel, rumba box
 Samuel Freckleton, guitare
 Cosbert Allen, percussions
 W.G. Morgan, chant

Souvent comparé au Buena Vista Social Club, le Blue Glaze Mento Band, fondé en 1967, jouait du mento depuis 40 ans dans les fêtes et les bals populaires quand il a été révélé au grand jour et obtenu la reconnaissance qu’il mérite. Le Blue Glaze joue le mento tel qu’on l’entendait dans les campagnes avant l’arrivée de l’électricité. Un mento rural, authentique, terrien, rude, plein d’aspérités mais également enjoué, entrainant et truculent à souhait, à l’image des membres du groupe aux visages ridés et aux regards rieurs.

Apparu au début du xxe siècle, le mento est un métissage des influences latines et africaines qui baignent alors la Caraïbe. Il emprunte au style des ethnies africaines qui peuplent l’île et au style colonial importé par les Britanniques. Avant l’indépendance de la Jamaïque, cette musique populaire est souvent dépréciée. C’est la musique des classes laborieuses. Les textes sont simples, tantôt triviaux, tantôt grivois, tantôt politiques, souvent drôles car truffés de d’ambiguïtés et de jeux de mots. Ils traitent également de sujets tabous ou interdits par le régime colonial : sexe, esclavage, travail, rédemption, etc.

Ancêtre du ska, forme primitive du reggae, le mento nous emmène aux confins de la musique jamaïcaine. Le banjo remplit le rôle que la guitare jouera plus tard dans le reggae et la rumba box, sorte de grand lamellophone sur lequel on s’assied, assure la basse. Le son est rugueux et demeure comme le Blue Glaze aime à le dire : « as country as can be »*.

Légendes vivantes de la musique jamaïcaine, les membres du Blue Glaze se produisent pour la première fois à Paris. Deux concerts mythiques et incontournables pour tous les amateurs de mento et de ses enfants naturels, le ska, le rocksteady, le reggae …

Winston « Merritone » Blake

Avec Winston « Merritone » Blake aux platines, c’est une véritable plongée au coeur du Kingston des années 50, 60 et 70 que nous vous proposons.

Né en 1940, Winston « Merritone » Blake, DJ, musicologue et producteur a été témoin de l’apparition des sound systems, ces dispositifs de sonorisation mobiles utilisés pour l’organisation de soirées. En 1956 au décès de son père, il hérite de la gestion du Merritone Sound System crée quelques années auparavant. Il en devient très vite le principal animateur et va à force de travail, d’inventivité et de brio le faire entrer dans la légende. Il va notamment jouer un rôle déterminant pour les artistes émergents de la scène locale en passant leurs disques dans son sound system. Une anecdote décrit ainsi Lee Scratch Perry se pressant d’apporter le dernier disque de Bob Marley and the Wailers au Merritone Sound System afin de le faire découvrir au public…

Mémoire vivante de l’âge d’or de la musique jamaïcaine, Winston Blake ne s’est encore jamais produit à Paris. Il mixera des disques de mento, de calypso, de ska, de rocksteady et de reggae et nous fera découvrir le son unique de la « merri music ».

Cécile Pelissier

* « aussi rural que possible »

Conférence en anglais

Freedom songs : a history of popular Jamaican music.

From plantation to ska.
Avec le professeur Herbie Miller,
Directeur du Jamaica Music Museum
Mercredi 7 avril à 18h30 – entrée libre.