ARCHIVES EDITION 2013

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Mali

LES DOGON

Sortie de masques par l’Awa de Sangha

Vendredi 14 juin à 20h
Samedi 15 juin à 18h
Dimanche 16 juin à 17h


au Théâtre Claude Lévi-Strauss, musée du quai Branly

En tournée :
Lundi 10 juin à Cayenne, Guyane française

© MN Robert - MCM © MN Robert - MCM © MN Robert - MCM © MN Robert - MCM © MN Robert - MCM © MN Robert - MCM Les Dogon © M-N Robert / MCM

Les masques virtuoses mettent en scène la représentation du monde selon les Dogon

Le peuple dogon, devenu emblématique par le mystère dont il sut et sait encore s’entourer, vit enclavé dans une région rocheuse du centre du Mali, entre plaine et plateau. La plus grande partie des Dogon vit dans des habitations accrochées à la falaise de Bandiagara dont la hauteur varie entre quatre cents et neuf cents mètres et qui s’étend en longueur sur plus de deux cent cinquante kilomètres, mais aussi sur le plateau et dans la plaine. Chasseurs et pêcheurs, ils cultivent le mil, le maïs, l’arachide, le coton et, depuis peu, de minuscules jardins d’oignons.

Musique et danse sont liées à un calendrier saisonnier pendant lequel sont pratiqués les rites des ancêtres, les rites funéraires et les rites agraires. Une société initiatique, l’awa, est chargée d’accomplir les levées de deuil, moment central des rites funéraires et principale occasion de sortie des masques. Tous les deux ou trois ans, lorsque plusieurs personnes sont mortes dans plusieurs villages, se déroule le dama, cérémonie du départ des âmes des défunts qui donne lieu à une chorégraphie processionnaire dans les lacis étagés des villages. Un par un, les membres de l’awa apparaissent, portant des masques de bois peints de couleurs vives, et des cagoules-muselières d’étoffe ornées de cauris. Ils forment un cercle entre les maisons des morts avant que l’un d’eux ne vienne occuper le centre par une danse acrobatique. La ronde se brise ensuite et les masques interviennent par couple ou bien un à un, appelés chacun par son chant qu’exécute un groupe de chanteurs et de tambourinaires.

Tout d’abord vient la Sœur des masques, surmontée d’une marionnette aux bras écartés, ensuite, arrivent les deux jeunes femmes bambara à la face couverte de cauris, puis le ou les chasseurs, le bûcheron goîtreux, le jeune cavalier peul, le guérisseur purificateur de la cérémonie, puis l’antilope, le lapin, le singe facétieux, la hyène, puis trois ou quatre kanaga, au heaume surmonté de la croix dogon, deux échassiers et enfin la maison à étages, masque surmonté d’une planche de plusieurs mètres de haut colorée de graphismes blancs et noirs. L’agilité prodigieuse des danseurs permet de reconnaître des mouvements tels que réception sur un pied, ressort sur une jambe, envolée, pas glissés, écartements, tremblement des membres, rebondissement. Les masques ne parlent pas mais crient, aboient à la manière des chiens ou glapissent comme le chacal, l’animal mythique des Dogon.



Une production de la Maison des Cultures du Monde en partenariat avec le musée du quai Branly.


Conférence dans le cadre de l’Université Populaire du quai Branly
jeudi 13 juin à 18h30 au Théâtre Claude Lévi-Strauss
Catherine Clément s’entretiendra avec Sékou Dolo, chef de l’Awa de Sangha.
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Projections de films dans la salle de cinéma
Samedi 15 juin à 16h
Le Dama d’Ambara de Jean Rouch et Germaine Dieterlen (Mali, 1974 – 59 min – couleur)
Dimanche 16 juin à 14h
Sigui synthèse (1967-1973) - L’invention de la parole et de la mort de Jean Rouch et Germaine Dieterlen (Mali, 1981 – 120 min – couleur)
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Signature du livre La Mère des masques
Samedi 15 juin à 19h30 dans la librairie du musée
En présence de l’auteur, Sékou Dolo

À écouter :
Mali. Les Dogon
Musiques des masques et des funérailles
Un CD INEDIT/Maison des Cultures du Monde


ACCESSIBILITÉ

Pour les spectateurs en situation de handicap visuel :
Dans le cadre d’un partenariat avec le CRTH, les Souffleurs d’Images proposent aux spectateurs qui en font la demande de les accompagner pendant les représentations, et de leur souffler à l’oreille les éléments visuels nécessaires à la compréhension du spectacle
. Davantage d’informations sur les Souffleurs d’images
Réservations au minimum 15 jours à l’avance, à l’adresse accessibilite(at)quaibranly.fr ou au 01 56 61 53 18 / Place de spectacle à tarif réduit, offre des Souffleurs d’images gratuite.


Pour les spectateurs en situation de handicap auditif :
Le théâtre est équipé d’un système d’aide à l’audition (Boucle à Induction Magnétique) pour les personnes malentendantes appareillées. Par ailleurs, des colonnes vibrantes seront placées dans la salle, permettant de percevoir le son par transmission osseuse, par contact du corps via la peau et les os ! Place de spectacle à tarif réduit, accès aux colonnes vibrantes gratuit.